dimanche 17 juin 2018

Carte archéologique de la Gaule, Ain


ABIS vient de se procurer la nouvelle édition de la Carte archéologique de la Gaule L’Ain rédigée par André Buisson. 400 pages contre 192 pour l’édition de 1990.
L’auteur fait l’inventaire exhaustif des découvertes archéologiques faites dans le département. La consultation est facilitée du fait que les communes sont classées dans l’ordre alphabétique et l’ouvrage s’est enrichi de nombreuses illustrations. Les communes de Belley (thermes) Beynost, Brégnier-Cordon, Briord, Izernore, Saint-Vulbas ont particulièrement bénéficié de cette nouvelle publication

Vue aérienne de la fouille des thermes de Belley - 2009 – On distingue les piles de l’hypocauste et les piscines


Mosaïques de l’ancienne église de Saint-Blaise (Virignin).

dimanche 18 mars 2018

Belley : le quartier de La Bouvardière



Un couvent devenu école (de la Vieille-porte) aujourd’hui démoli, un cimetière (de La
Bouvardière) remplacé par les HLM du même nom.
C’était autrefois le lieu-dit La Bouvardière.
Mais quelle est l’origine de ce nom ?


« En l’an 1270 et 1290 vivait Guy de Rossillon dit Bouvard… »

Cette page publiée en 1620 par Samuel Guichenon, historien de la Maison de Savoie, constitue le point de départ de l’histoire de ce quartier qui se précise ainsi : le 22 août 1622 Marguerite de Mouxy recherche à Belley un terrain pour construire le monastère des Visitandines.
« Le choix se porte sur l’emplacement de l’ancien château des Bouvard de Rossillon, qui, à cause d’eux, s’appelait au moyen-âge La Bouvardière ; la famille de Rossillon/Beauretour n’avait là plus qu’une médiocre maison, qui fut démolie, ainsi que celle qu’on nommait alors-la maison de Chatillon- du nom du propriétaire les Moyria/Chatillon » selon les propos de Marc de Seyssel.

Le sujet du couvent des Visitandines/école de Vieille-Porte a été traité dans un article de ce blog mais qu’en est-il du cimetière de La Bouvardière ?


Le cimetière de La Bouvardière avait été créé en 1780 et rasé en 1960. Les familles motivées et…aisées ont fait transférer les sépultures qui, à Musin pour la famille de Seyssel qui, au nouveau cimetière des Eplantaz pour ce gisant du vicaire général Ruivet né à Meximieux en 1767 mort à Belley en 1839. Une grille de fer forgé entourait le monument à La Bouvardière. D’autres retournèrent à l’anonymat même pour ceux qui marquèrent la petite histoire de Belley.


Exemple : Jules Charlet le dernier condamné à mort à avoir été guillotiné place des Terreaux à Belley, dont ni cette plaque ni le monument n’ont survécu à la pelle des démolisseurs bien qu’en 1891 le conseil municipal de Belley, présidé par le maire Charles Mante, ait attribué une concession perpétuelle pour la sépulture de ce pauvre jeune homme, 19 ans, victime assurément d’une erreur judiciaire .


Ce Belleysan parti jeune faire du commerce à Constantinople a laissé une trace en faisant construire, à Belley, une maison de style oriental, rue de Cordon (aujourd’hui de la République) dite alors « maison du Turc ».




lundi 1 janvier 2018

ABIS déménage

En 2011 la municipalité de Belley a logé ABIS 2 place Popiélusko, dans le cellier du chapitre cathédral. En effet, autrefois, les chanoines collectaient une part sur certaines récoltes à charge pour ceux-ci d’assurer « l’aide sociale : l’Aumône Générale », distribution de pain et parfois de lard aux nécessiteux. Cela se passait cour du chapitre aujourd’hui rue du Chapitre.

En 2018 la Municipalité regroupera les associations belleysannes rue Sainte-Marie dans l’ancien grand séminaire construit en 1932 (Maison Saint-Anthelme). ABIS occupera quatre cellules de séminaristes… démolies et rénovées par les apprentis du chantier-école de l’AFPA. Cette salle spacieuse et fonctionnelle permettra de mieux mettre en valeur les ouvrages et les cartes postales anciennes qui seront toujours libres à la consultation.