samedi 9 août 2014

Les Bancs : un fort de protection pour Pierre-Châtel


Fort-les-Bancs - commune de Virignin





















Après les deux sièges de Pierre-Châtel, par les Autrichiens, en 1814 et 1815 il est décidé de renforcer la forteresse. 

On construit un ouvrage pouvant résister à un siège de trois mois avec une garnison de 300 hommes. 
Le fort devait protéger des tirs d’artillerie provenant du Mont Chevru en Savoie ou de la montagne de Parves.














La construction débute en 1840 et s’achève en 1849. 
La citadelle est inaugurée en 1850. 
En 1860, la Savoie devient française et le fort obsolète. Aucun coup de fusil ou de canon ne sera tiré du fort …
















Le fort est déclassé en 1889 et sert de casernement à un détachement du 133ème régiment d’infanterie jusqu’en 1921.




















Régulièrement des corvées de vivres étaient organisées à partir de Pierre-Châtel pour ravitailler Fort les Bancs. Le fort ne possédant pas de four, le pain était cuit à l’ancienne chartreuse.
Le casernement au fort, isolé et loin des cafés de Virignin, était considéré par certains comme une punition.

















1907. Un autre écrit :
" Le capitaine Roullet théologien excellent a menacé de nous boucler si on ne convertissait pas toute sa compagnie. Le lieutenant Symian du fort vient de se loger une balle dans la tête pour affaires de F …… "




Quand le photographe Marcelin de Belley « montait « au fort on organisait une mise en scène. 313, écrit à la craie sur la veste, correspondait au nombre de jours restant à faire avant le retour à la vie civile.



Une escouade de la 6ème compagnie et son caporal posent pour la photo.



La vie militaire est rythmée par les temps libres au fort, les corvées et les exercices sur la montagne de Parves. 



Un groupe de sergents en pose pour Marcelin. Un sergent commandait une demi-section soit 30 hommes. On peut évaluer l’effectif du fort à 180 fantassins.



Le 31 juillet 1914 un soldat de Fort les Bancs écrit :

Chers Parents

Nous sommes sur le départ. Je vous écris il est 6 h et nous prenons le train à Belley vers 9 h du soir nous allons nous diriger sur Remiremont sur la frontière nous sommes à Pierre-Châtel depuis ce matin il n’y a plus rien à Fort les Bancs c’ est tout vaste il n’ y a plus que les murs tout est rentré dans les magasins. Toujours en bonne santé et je désire que ma présente vous trouvera de même.

Votre fils qui part sur la frontière avec courage et qui vous embrasse tous les 3 de tout son cœur et qui ne vous oubliera pas.

133ème d’infanterie – 1ère compagnie – 1er bataillon




Christian Perrais

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