dimanche 23 novembre 2014

Culture du mûrier et élevage du ver à soie à Belley


Sur la commune de Belley, 80 quintaux de feuilles de mûriers (nourriture exclusive du ver à soie) ont été récoltés…en 1907.
Ces arbres peuvent atteindre une dizaine de mètres de haut ; leurs fruits douceâtres, mûrs en août-septembre, faisaient le régal des enfants et des renards.


Feuilles et fruits du mûrier

C’est une essence qui a presque disparu du paysage belleysan.
A Bilignin et aux Ecassaz, ils ont été abattus durant la dernière décennie ; les spécimens restants en 2010 demeurent dans divers hameaux Coquier, Izelet mais aussi à Vongnes, Montarfier-Virignin, Musin-Magnieu …conservés par quelques agriculteurs soucieux de préserver le souvenir du passé florissant de la sériciculture dans le Bugey.

Mûriers à Billieu-Magnieu
























Mûriers étêtés à Vongnes























L’élevage du bombyx du mûrier parait remonter au XVIIème siècle à Belley. 
C’est Colbert qui favorisa l’industrie de la soie en France (Belley est devenu français en 1601), en distribuant gratuitement des plants de mûriers.

Courrier de l'Ain du 18 mai 1850
















Près de notre actuel Promenoir fut créée une pépinière de mûriers, pépinière remplacée ensuite par la poterie Silberessen , aujourd’hui maison d’habitation.

Poterie rue des Capucins à Belley

















L’élevage du ver à soie durait près de 50 jours, leur nourriture se composait exclusivement de feuilles de mûriers. 
Les aléas climatiques ajoutaient une contrainte de chauffage car les chenilles ne supportaient pas les grands froids.

Courrier de l'Ain du 18 mai 1850













Jean-Claude Vallet

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